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Windows 11

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Microsoft dément avoir réécrit Windows 11 avec l’IA après la polémique suscitée par un post LinkedIn évoquant « un ingénieur, un mois, un million de lignes de code »

La polémique enfle après des déclarations d’un ingénieur Microsoft évoquant l’utilisation de l’IA pour réécrire Windows 11. Microsoft vient de clarifier sa position et dément tout projet radical de ce type.

Ce démenti fait suite à un emballement sur LinkedIn autour de l’idée qu’un seul ingénieur, assisté par l’intelligence artificielle, pourrait remanier un million de lignes de code en un mois.

Microsoft et la polémique sur la réécriture de Windows 11 avec l’IA

Tout part d’un post LinkedIn d’un ingénieur haut placé chez Microsoft. Il affirmait vouloir éliminer tout le code C et C++ au sein de la société d’ici 2030. Selon ses dires, l’objectif serait d’utiliser l’IA et des algorithmes pour simplifier la migration vers Rust, réputé plus sécurisé.

La publication incluait une phrase choc : « 1 ingénieur, 1 mois, 1 million de lignes de code ». Le ton employé, notamment l’utilisation du pronom « notre », laissait penser à une initiative à l’échelle du groupe. Ce message a suscité un vif émoi dans la communauté du développement logiciel.

Déclarations officielles de Microsoft : remise au point

Face à la montée des inquiétudes, Microsoft a précisé qu’aucune réécriture complète de Windows 11 via l’IA n’était prévue. L’entreprise insiste : il ne s’agissait que d’un projet de recherche, limité à un petit périmètre expérimental.

Galen Hunt, l’auteur du post, a modifié ses propos pour dissiper toute ambiguïté. Il précise que ses travaux cherchent uniquement à faciliter les migrations de langages, sans toucher à l’architecture centrale de Windows 11.

Frank X. Shaw, responsable communication, confirme : l’intelligence artificielle n’est pas employée à grande échelle pour remplacer le code du système d’exploitation.

Intelligence artificielle et automatisation dans le développement logiciel chez Microsoft

L’utilisation de l’intelligence artificielle pour automatiser la rédaction de code n’est plus un tabou chez le géant américain. Déjà en 2025, le PDG Satya Nadella affirme que 30 % du code Microsoft est généré par IA. L’objectif de 95 % d’ici 2030 est évoqué par la direction technique.

Cependant, ces automatisations se concentrent essentiellement sur des secteurs identifiés et testés. L’écrasante majorité du code cœur, notamment celui de Windows 11, reste sous contrôle humain afin de garantir stabilité et sécurité.

  • Migration assistée par IA : principalement destinée à de petits modules ou à la modernisation de bibliothèques obsolètes.
  • Utilisation de Rust : choisie pour ses avantages en sécurité mémoire, mais toujours sous supervision d’équipes expérimentées.
  • Ratio d’automatisation progressif : la transition sera longue et planifiée, avec des phases de test rigoureux.
  • Contrôle du processus : absence totale de « big bang » où une IA réécrirait tout Windows 11 du jour au lendemain.

Cette méthodologie restrictive empêche l’apparition de failles majeures et garantit la robustesse du socle Windows, y compris dans le contexte d’évolutions rapides des outils de développement.

Problèmes actuels de Windows 11 : consommation mémoire et choix technologiques

La véritable menace structurelle identifiée ces dernières années ne vient pas de la réécriture de Windows 11, mais de la montée en puissance des applications web embarquées, notamment celles reposant sur Electron ou WebView2. Plusieurs exemples, comme Microsoft Teams ou WhatsApp, montrent une explosion de l’usage mémoire côté client.

L’intégration de WebView2 jusque dans le cœur de Windows 11 commence à générer des processus lourds, parfois même pour des services aussi simples que la consultation du calendrier Outlook dans le centre de notifications. Certaines fonctions initialement natives, comme Agenda view, sont désormais webisées, avec un impact significatif sur la performance.

La réduction de la dette technique liée à la multiplication de ces applications « hybrides » serait un enjeu bien plus stratégique à court terme qu’une hypothétique réécriture de tout le système via l’intelligence artificielle.