Un PC sur six reste accro à Windows 10, un festin pour les hackers en embuscade

Windows 10 continue de tourner sur 16,9 % des PC malgré la sortie de Windows 11 en 2021. Cette situation représente un risque majeur en matière de sécurité informatique.

La persistance de ce logiciel obsolète attire davantage les attaques informatiques, offrant aux hackers un terrain propice au piratage.

Un PC sur six sous Windows 10 : une faiblesse croissante en cybersécurité

Windows 11 équipe désormais 78,8 % des ordinateurs, laissant un PC sur six encore accro à Windows 10. Ce dernier ne bénéficie plus des mises à jour de sécurité régulières depuis octobre 2025. Le parc mondial affiche ainsi un taux élevé de vulnérabilités sur ces machines.

Une étude de Lansweeper révèle que chaque PC sous Windows 10 contient en moyenne 1 903 failles actives. Cela représente presque trois fois plus que les vulnérabilités recensées sur un PC sous Windows 11, qui en compte 652 en moyenne.

Un logiciel obsolète, un facteur aggravant pour la sécurité informatique

Les failles présentes sur Windows 10 sont majoritairement classées critiques ou élevées. En pratique, ces vulnérabilités exposent les machines à un risque amplifié d’attaques informatiques ciblées. Le taux de failles exploitables est supérieur de 70 % comparé aux postes sous Windows 11.

Les hackers profitent de cette situation pour multiplier les piratages en contournant des protections désormais dépassées.

Les secteurs les plus impactés par la présence de Windows 10

Les équipements sous Windows 10 sont particulièrement nombreux dans les secteurs sensibles. Santé et commerce affichent à eux seuls environ 23 % de PC sous cet ancien système. Cette concentration pose des risques considérables en termes de protection des données et d’intégrité des systèmes.

Les petites entreprises utilisent aussi Windows 10, mais moins que les grandes structures, qui peinent plus souvent à mettre à jour leur infrastructure.

Pourquoi la migration vers Windows 11 marque le pas ?

L’obstacle principal n’est pas matériel. Seuls 2,8 % des PC ne remplissent pas les prérequis techniques pour Windows 11. La résistance vient donc surtout de facteurs humains et organisationnels : appréhension des changements, compatibilités applicatives, habitudes acquises.

Microsoft a étiré la phase d’assistance à Windows 10, proposant des mises à jour étendues jusqu’en octobre 2027 pour les particuliers et jusqu’en 2028 pour les entreprises sous contrat. Cela crée une illusion de sécurité, alors que le logiciel devient vulnérable.

Mesures à prendre pour limiter les risques liés à Windows 10

Face à cette situation, divers dispositifs peuvent être activés ou mis en œuvre pour renforcer la cybersécurité :

  • Passer rapidement à Windows 11 sur les machines compatibles.
  • Activer les mises à jour de sécurité étendues (ESU) proposées par Microsoft en dépannage temporaire.
  • Mettre en place des protections réseau renforcées pour limiter l’exposition des systèmes obsolètes.
  • Former les utilisateurs aux bonnes pratiques pour réduire les risques d’infection.
  • Évaluer la possibilité de migrer vers un système alternatif comme Linux, pour les machines incompatibles ou asservies à des logiciels spécifiques.

Une maintenance proactive et une documentation rigoureuse de chaque correctif restent essentielles. Un PC sous Windows 10 sans patchs à jour est une passoire numérique.

Un point critique pour la sécurité informatique en 2026

La persistance de PC sous Windows 10 dans les environnements professionnels et grand public reste un point faible notable. Elle fait courir un risque élevé de compromission aux entreprises et aux utilisateurs.

Les responsables IT doivent éviter l’illusion d’une sécurité passive et planifier sérieusement la phase de migration. Laisser des machines sous un logiciel obsolète revient à favoriser un festin pour les hackers en embuscade.

Pierre Beutier

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