Think Hardware / édition indépendanteTests · Actualités · Guides
Think Hardware logo

Windows 11

Lecture

Des problèmes de SSD sous Windows 11 attribués aux critiques utilisant des ‘versions de firmware préliminaires

Des incidents récents autour de la fiabilité des SSD sous Windows 11 ont agité la communauté tech. L’origine de ces problèmes pointe vers l’utilisation de firmware préliminaires lors des tests, bien plus que vers les récentes mises à jour du système d’exploitation.

Impact des firmwares préliminaires sur la stabilité des SSD Windows 11

Des mises à jour telles que KB5063878 et KB5062660 ont été accusées de provoquer pannes et effacements soudains sur des SSD, notamment ceux équipés de contrôleurs Phison. Rapidement, des vidéos très suivies, comme celle de JayzTwoCents, ont alimenté la panique alors même que Microsoft réfutait tout lien avec ses mises à jour.

  • Crucial T500 et Corsair MP600 concernés selon certains tests, tous équipés du contrôleur Phison.
  • Problèmes principalement reproduits lors d’utilisations intensives ou de séquences d’écriture massive.
  • Marques telles que Samsung, Western Digital, Kingston, SanDisk, Seagate, ADATA, PNY, Intel également scrutées, mais sans généralisation à l’ensemble de leurs gammes récentes.

Phison a rapidement apporté une clarification essentielle. Les échecs observés concernaient uniquement des disques fonctionnant sous des versions non définitives de leur micrologiciel, absentes du canal grand public.

SSD et Windows 11 : Les sources du dysfonctionnement enfin identifiées

Dans son communiqué, Michael Wu de Phison souligne que la plupart des SSD incriminés lors des tests tournaient sous des firmwares et BIOS dits “performance preview”, spécifiques à des prototypes ou à des revues spécialisées. Ces versions diffèrent nettement de celles livrées par les canaux officiels.

  • Les firmwares d’évaluation exposent le matériel à des comportements instables lors d’interactions complexes avec Windows 11.
  • Phison a testé les modèles commercialisés (Crucial, Corsair, Western Digital, etc.) en conditions réelles sans reproduire les pannes évoquées.
  • Microsoft a mené plus de 4500 heures de tests sur ces mises à jour, sans déceler d’anomalie inhérente à son OS.

Ce constat rappelle la nécessité de ne jamais extrapoler à partir de prototypes ou d’échantillons en pré-production. Les conclusions hâtives, popularisées sur les réseaux sociaux, nuisent à la compréhension des enjeux réels.

Marques populaires de SSD : qui est vraiment concerné ?

L’effet d’annonce a touché toutes les grandes enseignes du stockage flash, de Samsung à Seagate, pourtant la réalité diffère. Les problèmes ne s’observent que sur des configurations de test utilisant des firmwares destinés exclusivement aux ingénieurs et aux testeurs avancés.

  • Crucial et Corsair apparaissent médiatiquement car leurs séries de test utilisaient parfois ces versions préliminaires.
  • Samsung, Western Digital, SanDisk, Kingston, ADATA, PNY restent épargnés si seuls les firmwares validés en production sont employés.
  • Aucun cas avéré sur du matériel déployé chez les entreprises et particuliers grand public en 2025.

Le rapport officiel confirme qu’aucune des dernières mises à jour Windows 11 ne provoque directement la disparition ou la corruption de données sur SSD aux normes du marché.

Précautions à respecter lors du choix du firmware pour SSD

Ce panorama met en évidence l’importance de travailler uniquement avec des firmwares stables pour toute configuration critique. Les fabricants, dont Samsung, Corsair ou Western Digital, recommandent expressément d’utiliser leurs outils officiels de mise à jour et d’éviter toute expérimentation.

  • Vérifier la provenance du firmware : privilégier les liens directs constructeurs.
  • Mise à jour régulière via les utilitaires Samsung Magician, Crucial Storage Executive, WD Dashboard, etc.
  • Éviter d’installer des BIOS ou firmwares de test sur des équipements de production.

En production, toute modification logicielle doit être documentée, planifiée et validée sur un environnement contrôlé avant diffusion large. Cette rigueur s’applique aussi à la maintenance des serveurs équipés de SSD Intel ou Kingston critiques.