Le TerraMaster F4-425 Plus s’impose comme une solution NAS 4 baies offrant des performances intéressantes à un prix contenu. Son équipement matériel est solide, avec un processeur Intel N150, 16 Go de DDR5 et un double port 5 GbE. Pourtant, le système d’exploitation TOS 6 limite l’expérience, rendant ce NAS en deçà de ses capacités potentielles.
Lancé après des acteurs majeurs comme Synology et QNAP, TerraMaster vise les utilisateurs exigeants avec une configuration robuste. Le boîtier en aluminium extrudé assure une dissipation efficace de la chaleur, tandis que la compacte taille facilite son intégration. L’aspect matériel ne fait guère défaut : quatre baies HDD/SSD accessibles, trois slots M.2 PCIe Gen 3 et un ventilateur silencieux.
Des performances hardwares adaptées pour un usage intensif professionnel
Le F4-425 Plus repose sur le processeur quadricœur Intel N150 cadencé à 3,6 GHz, faible consommation et thermique maîtrisé. Ses 16 Go de DDR5 en SO-DIMM assurent une réactivité notable sous charge multitâche. Toutefois, un seul slot RAM limite l’évolution à 32 Go, ce qui suffira néanmoins à la plupart des scénarios en 2026.
Le choix de deux ports 5 GbE capables d’agrégation est malin. Cela permet d’atteindre près de 900 Mo/s en lecture dans les meilleures conditions, mais en pratique, la copie de fichiers accuse un net déficit en écriture avec seulement 345 Mo/s. Ce goulet d’étranglement semble venir du logiciel plus que du matériel.
Boîtier compact et bien conçu pour un environnement silencieux
Le NAS affiche des dimensions modestes : 181 mm de large sur 150 mm de haut. Son poids avoisine les 3 kg grâce à l’aluminium extrudé. L’assemblage assure robustesse et meilleure dissipation thermique sans pour autant générer de nuisances sonores excessives. En fonctionnement normal, le ventilateur reste discret, émettant moins de 40 dB(A).
Un point appréciable : la façade dispose d’un port USB 3.2 Gen2 (10 Gbps), facile d’accès. Mais l’absence de verrouillage physique des baies peut déranger en milieu professionnel où la sécurité matérielle est primordiale. Le port HDMI, bien qu’inhabituel, se limite à l’affichage BIOS, inutile pour un usage multimédia comme chez certains concurrents.
TOS 6 : un système d’exploitation qui bride les possibilités
Le TerraMaster Operating System, malgré la mise à jour 6, reste clairement en retrait face aux interfaces de Synology ou QNAP. TOS présente une ergonomie correcte et les fonctions indispensables à un NAS professionnel : gestion RAID, utilisateurs et volumes. Cependant, certaines fonctions avancées comme le SMB multichannel sont inefficaces.
Wake-on-LAN peine à être fiable, ce qui nuit à l’administration distante. Le centre d’applications propose 57 modules – un chiffre modeste en 2026. La gamme manque d’outils collaboratifs intégrés et d’applications multimédia dédiées. Pour compenser, il faut s’appuyer sur des solutions tierces comme Plex ou Jellyfin, ce qui n’est pas optimal pour une expérience fluide.
Application mobile jongle entre simplicité et limites
L’application TNAS Mobile regroupe toutes les fonctions mais reste superficielle. L’organisation des médias est minimaliste, sans véritable gestion intelligente des albums ni personnalisation poussée. La limitation des modules et la faible innovation donnent une impression de logiciel au ralenti.
Les lacunes dans la supervision avancée déçoivent également, alors que la concurrence met souvent à disposition des outils proactifs d’analyse et prévention. Face à ces faiblesses, il est difficile pour TerraMaster de rivaliser pleinement malgré son matériel solide.
Performance au quotidien et comportement thermique
Connecté à un réseau 5 GbE en agrégation, le F4-425 Plus assure un transfert fluide en lecture, approchant 880 Mo/s. L’écriture, cependant, plafonne autour de 345 Mo/s en SMB, un goulot d’étranglement notable pour des fichiers volumineux. Ce comportement paradoxal ne provient pas d’un composant matériel défaillant mais semble imputable au firmware et aux pilotes réseau.
Côté températures, le processeur N150 ne dépasse pas 51 °C sous charge, tandis que les disques restent en dessous de seuils critiques. La consommation électrique est raisonnable, oscillant entre 13 W au repos et 37 W en fonctionnement intensif. Ces caractéristiques contribuent à un contexte de travail stable et silencieux, évitant les contraintes habituelles de surchauffe.
Reconstruction RAID et gestion du stockage
Les trois ports M.2 PCIe Gen 3 offrent une flexibilité rare : cache ou stockage natif, au choix. La reconstruction RAID 5, un test habituel, s’effectue en un peu plus de 7 minutes pour un volume de 100 Go, ce qui est honnête compte tenu du choix du processeur. Le NAS supporte jusqu’à 120 To avec les disques actuels, ce qui assure une longue pérennité pour les entreprises.
Néanmoins, l’absence de verrouillage des baies et la latence logicielle pénalisent un environnement où sécurité et réactivité sont cruciales. Les professionnels devront peser ces compromis avant acquisition.
Source: www.clubic.com
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